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En entérinant aujourd'hui (le 16) en seconde lecture le rapport sur la Fondation européenne pour la formation, le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, apporte son soutien au rapporteur Bernard LEHIDEUX qui prône une plus forte implication parlementaire dans le suivi et le contrôle des Agences de l'UE. En accord avec le Conseil, le Parlement européen disposera de représentants au sein du comité de direction de cet organisme et des auditions du directeur de la Fondation devant les commissions parlementaires seront organisées. "Le Parlement n'a qu'une occasion, souvent bâclée, de se pencher sur le travail des Agences, à l'occasion de la procédure de décharge", a souligné M. Lehideux. "Cependant, même si les questions de gestion financière sont naturellement importantes, il n'est plus possible, surtout avec l'entrée en vigueur possible du Traité de Lisbonne, que le Parlement ne soit pas davantage impliqué sur le fond des dossiers dont traitent ces différents organismes", a-t-il poursuivi. La Fondation européenne pour la formation, dont le siège est à Turin, a été créée en 1990 pour contribuer au développement des systèmes de formation professionnelle des pays partenaires de l'UE. D'abord tournées vers les ex-candidats à l'adhésion d'Europe centrale et orientale, ses actions concernent désormais les pays des Balkans occidentaux ainsi que ceux qui sont couverts par la politique de voisinage. Pour Bernard Lehideux, la Fondation doit également pouvoir intervenir au delà du cadre de la politique de voisinage ou des programmes de préadhésion, comme les pays de la zone Afrique Caraïbes Pacifique (ACP) ou d’Amérique latine. "L'Union européenne prend des décisions qui ont un impact direct sur l'économie de ses partenaires ACP. Il en a été ainsi récemment de la réforme de l’Organisation commune du marché du sucre qui a contraint ces pays à entreprendre une réforme en profondeur de leur activité industrielle, voire une diversification de leurs activités. Cette évolution a rendu nécessaire une adaptation des ressources humaines à laquelle la Fondation européenne pour la formation aurait pu utilement contribuer et pour laquelle elle pourra contribuer à l'avenir", s'est félicité M. Lehideux.
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